• Estrella verde, 2022

    Estrella verde
    Santiago de Chile / Madre Selva — 12.2019–12.2022
    Duration: 17:03
    Images / sound: Marisa Cornejo
    Collaboration: Nora Gatica Krug / Stéphane Fretz
    Voices: Mónica Pizarro, Inés Erazo, Nadia Poblete, Maria Rosa Verdejo, Semiramis Lobos, Lissien Corvalán and Lena Kirberg.
    Editing and mixing: Roberto Duarte

  • The artist is not present

    Supermarket Independent Art Fair, Stockholm
    10.13.–10.17.2021

    Title: The artist is not present
    Artist: Marisa Cornejo
    Curator: Galeria Metropolitana, Santiago, Chile
    Venue: SKHLM Skärholmen Centrum
    Skärholmsplan 5, 127 48 Skärholmen (Stockholm)
    Date: 10.13.–10.17.2021

  • No Monument, 2022

    Size: 16:9, ultra HD
    Lenght: 5:21
    Images / sound: Marisa Cornejo
    News footage: CNN, 13.03.2021
    Fixer: Joaquin Figueroa
    Editing: Stefan Fretz
    Many thanks to: Gene Ray, Anna Papaeti, Joaquin Figueroa, Maximo Corvalán Pincheira, Mireia Sallarès, Nora Gatica Krug, Katya Kasterine, Ana Maya Kasterine, Miguel D. Norambuena

    Plaza Italia, now Plaza de la Dignidad, is since October 18, 2019
    the epicenter of a social outbreak in Santiago de Chile.
    In the early hours of Friday, March 13, 2021, the statue on the center of the square was withdrawn.
    These images were filmed a few hours later as protesters returned to Plaza de la Dignidad, risking serious damage to their health and physical integrity by tear gas and other police measures.

    Diplômée en 2014 du CCC, l’artiste et activiste Marisa Cornejo a réalisé un film qui revient sur les événements de Plaza Italia à Santiago, renommée Plaza de la Dignidad depuis le 18 octobre 2019. Pendant plusieurs semaines, des manifestant·e·s s’y sont rassemblés face à la répression policière pour réclamer une meilleure justice sociale et l’abrogation de la Constitution héritée du régime d’Augusto Pinochet. La statue du général Baquedano qui trônait au centre de la place a été retirée par le gouvernement le 13 mars 2021 après les déprédations intervenues sur ce symbole des divisions chiliennes. Héros militaire pour certain·e·s, génocidaire de populations indigènes pour d’autres, Baquedano s’en est allé au milieu de la nuit, par la petite porte. Cornejo s’est associée à sa fille Katya Kasterine et à Cecilia Moya Rivera (étudiante du CCC) pour adosser le film à un essai à plusieurs voix, un journal de bord de la contestation  – publié en anglais et en espagnol. Ensemble elles retissent la mémoire d’un pays traversé par de multiples conflits, espérances, violences et inégalités, dont la présence absente de la statue du général devient le leitmotiv.

  • God Cats, 2021

    Print: God Cats
    By: Marisa Cornejo and Stefan Fretz
    Description: print on popeline cotton
    Width: 140cm
    Edition: unlimited
    Date: 2021


  • Nueva constitucion, 2021

    Print: Postcard Nueva constitucion
    By: Marisa Cornejo
    Description: offset print on cardboard
    Size: 105 x 148 mm
    Edition: unlimited
    Date: 2021


  • Proyecto de mapa, 2020

    Print Proyecto de mapa (p35)
    Description: digital
    Curated by: Alys Longley and Máximo Corvalán-Pincheira
    Date: 2020


  • Summer Display

    Espace Kugler, Genève
    03.06–21.07.2020

    Title: Beaux rêves, oil paintings on metallic plates or canvas and migrant plants, 2012–2020
    Group Show: Summer Display
    Artists: Sergio Augusto et Marisa Cornejo
    Curator: Marisa Cornejo and Stéphanie Prizreni
    Venue: Espace Kugler, Genève, Suisse
    Date: June – July 2020

  • My tibias are like baguettes

    Chapelle du Quartier Haut, Sète
    15.11.2019

    Title: My tibias are like baguettes
    Duration: 20’ min.
    Exhibition: À dessin 5
    Venue: Chapelle du Quartier Haut, Sète, France
    Date: 15.11.2019

  • Presse (Censure)

    API, Association pour le patrimoine industriel, Genève
    08.11.–07.12.2019

    Works: Linoleum engravings of Eugenio Cornejo, printed by Marisa Cornejo, collage and engravings 1977 – 2020.
    Exhibition: Presse (Censure)
    Artists: Omar Ba, Harold Bouvard, Rudolf Gerhard Bunk, Eugenio Cornejo, Marisa Cornejo, Igor Denegri, Mael Denegri, Hadrien Dussoix, Mounir Fatmi, Christian Lutz, Angela Marzullo, Maurice M’Boa, Barbara Polla, Zenawi Rezene and WeAreMillions
    Curated by: Mael Denegri
    Venue: Association pour le patrimoine industriel, 25, rue du Vuache, 1205 Genève, Switzerland
    Dates: 08.11.–07.12.2019

  • La Huella 1-6

    Santiago, Plovdiv, Genève
    2013–2017

    Artist: Marisa Cornejo
    Places and dates:
    Galeria Espacio Flor, Santiago — 01.2013
    Plodviv Station, Bulgaria — 08.2013
    Escotilla 8, Estadio Nacional, Santiago — 11.2013
    El Caracol, Estadio Nacional, Santiago — 26.12.2015
    Usine Kugler, Genève — 13.11.2017

    Between 2013 and 2015, Cornejo did 6 performances going back to some places related to the wounds of her exile. Two of them are places of memory, Escotilla 8 and El Caracol from the Estadio Nacional, the football stadium that after the coup d’etat in Chile was used as the largest concentration camp. There, thousands of people were imprisoned and tortured, among them the father of the artist, an art teacher, Eugenio Cornejo. Also in the train station of Plovdiv, Bulgaria, where she lived with her family in exile between 1977 and 1978, and Geneva. She realized the performance La Huella by reprinting with her body the engraving plates done by her father in bulgaria. With this performances she activated the memory of the exiled people that will never return, as her father who died in Mexico in 2002 unable to find a place in an extremely neoliberalized chilean society. She used this performance as a tool to reweave the history of the chilean diaspora, and an attempt to repair the transgenerational trauma of imprisonment, torture and exile still present in our communities.

    « C’est un rêve qui a soufflé à Marisa Cornejo la suite de son parcours artistique. «Quelques jeunes artistes m’aident à imprimer avec mon corps les plaques de gravure que mon père a
    faites durant son exil», dit l’avant-dernier songe publié dans I am (art&fiction, 2013). Quand elle était enfant, en Bulgarie, il lui avait fait poser ses pieds sur l’encre d’une plaque gravée, avant d’imprimer leurs empreintes sur une feuille qu’elle a conservée.
    Elle se lance alors dans une réflexion sur ce geste porteur de mémoire et de transmission. Un work in progress La Huella qui prend la forme de performances publiques exécutées dans les lieux du passé, en Bulgarie et au Chili, revisités du coup en actrice et non en victime passive. La démarche est libératrice.
    Son travail sur la brutalité de la dictature passe par le corps, qui devient «une métaphore, une archive à activer par le biais des rêves». Le cadre (de ce projet de performances) ouvre également un dialogue avec des auteurs et des textes, des activistes et des historiens, grâce auxquels elle a le courage d’aller dans la chambre où son père a été torturé, au Stade national de Santiago de Chili. «J’ai pu confronter ce grand monstre dans ma tête, ce lieu interdit.» Elle y donne une performance lors de laquelle elle finit nue, en écho au récit sur la torture qu’elle vient d’entendre de la bouche d’un rescapé. «Je ne veux pas qu’on oublie, ce n’est pas fini», dit Marisa Cornejo. L’art peut aider à ce travail de guérison collective. Et si «tous les Chiliens n’y sont pas prêts», elle ne porte plus seule le poids de l’histoire. Les rêves se partagent. »
    (Anne Pitteloud, La vie rêvée, Le Courrier, 18 janvier 2014.)