Galerie C, Neuchâtel
17.09 – 24.10.2026
Title: Elle emporte ma vie avec elle
Artists: Eva Ayache-Vanderhorst, Sosthène Baran, Murielle Belin, Jules Carlito Beurrier-Loncan, Marisa Cornejo, Tiziano Foucault-Gini, Anne Golaz, Christian Gonzenbach, Sophie Jodoin, Holly Mills, Eleanor Diaz Ritson
Curated by: Clarissa Fornara
Venue: Galerie C, Contemporary Art
E. Léopold-Robert 1A, 2000 Neuchâtel
Dates: 17.09 – 24.10.2026
Comme un hommage à ces mères qui portent en elles une part secrète de notre existence, l’exposition explore les multiples visages de cette figure. La mère est tantôt guide, conseillère, protectrice dans les œuvres d’Eleanor Diaz Ritson. Elle apparaît parfois en crise, complexe dans ses rapports avec ses enfants, chez Marisa Cornejo. La figure maternelle n’échappe évidemment pas aux représentations religieuses occidentales de la Vierge Marie. Chez Tiziano Foucault-Gini, elle prend la forme d’une Pietà palestinienne. Elle devient le symbole des sacrifices et des deuils qui continuent aujourd’hui de se jouer sous les bombes à Gaza. Sculptée, voire déformée, chez Christian Gonzenbach, réinterprétée de manière contemporaine dans des formes anciennes chez Murielle Belin et Sosthène Baran, la Vierge – et parfois son fils – apparaissent alors dans des retables renouvelés. Parfois empreinte de cynisme, elle devient une figure ambivalente, pleine de force et de contradictions. Holly Mills partage quant à elle sa propre expérience de l’attente d’un enfant, processus qui peut-être être à la fois excitant et terrifiant. Jules Carlito Beurrier-Loncan rend hommage à sa propre mère, comédienne et musicienne de rue, à travers une installation mêlant photographies d’archives et matériaux récupérés, entre scénographie, sculpture et costume. Le corps de la mère a souvent porté, vécu, accouché, vieilli. Sa beauté réside alors aussi dans le fait qu’il a traversé le temps et que les traces de cette vie y demeurent visibles. Dans la série «Derrière elle» Sophie Jodoin rend hommage au corps féminin qui a vu les années le traverser. Dans un même élan, Eva Ayache-Vanderhorst donne à voir des figures tantôt fantomatiques, tantôt intensément vivantes, hybrides, parfois en train d’accoucher, qui se déploient paradoxalement dans la délicatesse et la légèreté du textile. Anne Golaz, quant à elle, explore dans un autre registre la maternité dans le monde animal. Chez les animaux domestiques, celle-ci est souvent artificiellement provoquée par l’humain. L’image de la vache et de son veau, si douce à première vue, nous rend alors attentif·ves aux questions de séparation. Derrière l’image familière de la mère et de son petit apparaît ainsi une autre forme de relation, faite de dépendance, de soin, mais aussi de contrôle. (extrait de la note d’intention)











